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Quand
Renaudot vint pour la première
fois à Paris, il fut surpris du grand nombre
de petites feuilles volantes imprimées souvent
en cachette, qui se vendaient sous le nom de nouvelles à la
main.
Protégé par Richelieu, Renaudot va bénéficier d'un brevet qui lui donne droit d'imprimer. La gazette devient rapidement la voix officielle, tout à la fois outil de propagande et d'information cherchant à rectifier les rumeurs ; elle vante les initiatives et mérites de la politique menée par le cardinal.
Renaudot n'a jamais caché l'état de subordination dans lequel se trouvait son journal : «Ma plume n'a été que greffière». Et les propos du cardinal: «La gazette fera son devoir ou Renaudot sera privé des pensions dont il a jouy jusqu'à présent ».
Théophraste Renaudot devint le créateur de la presse moderne liée par définition à la vie de la nation. La gazette est imprimée dans la maison à l'enseigne du "Grand-Coq", rue de la Calandre, en la Cité, non loin du Palais et de Notre-Dame.
La rue de la Calandre a disparu: une plaque posée sur une des maisons du quai du Marché Neuf indique aujourd'hui où se trouvait le bureau de Renaudot où sortit le 31 Mai 1631: «La Gazette».
Le 25 Octobre 1653, le plus illustre des loudunais s'éteint aux galeries du Louvre à l'âge de 69 ans, où sa fonction d'historiographe du roi, depuis 1646, lui valait un logement.
Etrange destinée que celle de Théophraste Renaudot : homme de coeur, il fréquenta les gueux, soulageant de son mieux leur misère. Médecin ordinaire du roi, il connut la magnificence de la vie dans l'entourage de deux rois.
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